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blog - Page 8

  • La vérité sur la loi Duplomb

     

    http://demaincestaujourdhui.hautetfort.com/archive/2025/07/24/un-chercheur-de-l-inserm-sur-la-loi-duplomb-6556464.html

  • Charlatan et cie, chez moi, à Toulouse

    Photo: hôtel d'Assezat, Toulouse, MA ville

    À tour de rôle, chacun décrit son expérience ; le praticien en propose

    alors une "analyse" qu’il termine invariablement par un "merci". Une

    quadragénaire au chignon soigné relate son "voyage" aux autres

    participants: "’étais entre les ailes d’un ange immense, qui s’est

    transformé en aigle. Avec cet aigle, on a fait, je pense, quinze fois le tour

    de la Terre. J’étais épuisée. Nous avons d’abord volé autour d’un désert,

    puis nous sommes allés dans un camp de concentration — il n’y avait

    personne — à part une énorme étoile jaune."

    Le docteur prend la parole et lance au public, d’un ton monocorde et

    affirmé : "Ça vous parle? Vous avez des ancêtres qui ont vécu ça? Ou

    c’était peut-être vous?" La participante à la TCH acquiesce: "Je pense

    que c’est moi dans une vie antérieure".

    L’assistant de Jean-Jacques Charbonier note consciencieusement

    l’échange sur son ordinateur. Comme ce jeune homme aux grands yeux

    clairs l’avait expliqué en début de séance: "Nous enregistrons

    systématiquement les débriefings pour documenter ce qui a été vécu en

    TCH, car certaines annonces faites en séance se confirment par la suite."

    Les témoignages s’enchaînent.

    "On n’a jamais eu d’erreurs en dix ans"

    Une femme, visiblement très émue, raconte ce qu’elle a vu et ressenti :

    "’ai revu mon père, décédé il y a vingt-cinq ans. Il m’attendait au bord

    d’un lac de montagne où il m’emmenait quand j’étais petite fille. J’étais

    incapable d’aller vers lui, je me suis mise à trembler de tout mon corps,

    alors il est venu, m’a tendu la main. Il m’a enveloppée d’un nuage blanc et

    j’ai été apaisée. Il m’a ensuite fait visiter le ciel, j’étais super bien avec lui

    […] Et j’ai vu ma fille, qui, j’espère, n’est pas partie de l’autre côté,

    enceinte, un sourire radieux." Le médecin la questionne : "Elle attend un

    enfant ?" Réponse de l’intéressée : "Pas à ma connaissance."

    Le Dr Charbonier lance, sûr de lui : "Vous pouvez vous y attendre ! On n’a

    jamais eu d’erreurs en dix ans." Précédemment, tout le champ du

    paranormal a été évoqué : des extraterrestres ou spectres, en passant

    par la manifestation d’un développement de pouvoirs énergétiques par

    des fourmillements dans les membres. Selon le conférencier, même un

    rot "peut être la manifestation d’un acte spirituel."

    Depuis le début de l’année, Jean-Jacques Charbonier s’est lancé dans

    un nouveau cycle d’ateliers intitulés "Accès au Monde Invisible par

    l’Hypnose" (AMIH). Cette technique viserait à approfondir l’exploration de

    la conscience et à intégrer de nouvelles approches "sonores et

    vibratoires…

     

    Charbonier était médecin anesthésiste à la clinique St Jean, ici  à Toulouse… Il a constaté que de nombreux patients avaient faits des I.M.E. il a donc commencé à fréquenter tout un tas d'illuminés qui "voit" la vie après la vie, parlent aux morts…

    Il fait des conférences, écrit des bouquins. Il n'est plus médecin (a-t-il été exclu par l'ordre  des médecins???)

    Comme il faut bien vivre, le voici qui donne des séances d'hypnose au nom qu'il a lui-même inventé (113 euros la séance): chapeau l'artiste!

  • Notre tête émet de la lumière

    image générée par moi par I.A.

    La lumière émise par le cerveau mesurée pour la première fois

    Tous les tissus vivants émettent un faible flux de lumière. Des chercheurs ont mesuré pour la première fois ces "bio-photons" produits par le cerveau humain. Jouent-ils un rôle dans la cognition?

    La vie, pour l’essentiel, est baignée de lumière: le Soleil procure à la planète l’énergie indispensable à la grande majorité des écosystèmes qu’elle abrite. Mais la vie crée également sa propre lumière, et pas seulement la bioluminescence des vers luisants et des poissons lanternes, ou les rayonnements infra-rouges engendrés par la chaleur. Les tissus vivants émettent un flux continu de lumière de faible intensité, ou bio-photons. Les scientifiques dénomment ce phénomène" émissions de photons ultra-faibles" (UPE, pour ultra-weak photon emissions, en anglais).

    Ils supposent qu’elles ont pour origine des réactions biomoléculaires produisant de l’énergie, dont les photons sont des sous-produits. Dès lors, plus un tissu utilise d’énergie, plus il devrait diffuser de la lumière; ce qui signifie que, dans notre corps, le cerveau devrait être particulièrement émetteur.

    Dans une nouvelle étude publiée dans la revue iScience, des chercheurs ont détecté pour la première fois, depuis l’extérieur du crâne, des émissions par le cerveau humain de bio-photons et observé que celles-ci changeaient lorsque les participants (sans pouvoir établir de relation claire entre émissions et nature des tâches cognitives). Quel rôle ces photons sont-ils susceptibles de jouer dans l’activité cérébrale?

    DE TRES FAIBLES RAYONNEMENTS

    Fondamentalement, toute matière émet des photons. En effet, tout corps dont la température est supérieure au zéro absolu produit un rayonnement, dans les longueurs d’onde infra-rouges. Les UPE sont cependant plusieurs ordres de grandeur moins intenses que ce rayonnement thermique, et leurs longueurs d’onde se situent dans la gamme de la lumière visible ou quasi visible du spectre électromagnétique.

    Certaines molécules biologiques, lors de processus métaboliques, sont susceptibles de se trouver dans un état excité; elles libèrent alors des photons lorsqu’elles retrouvent leur état fondamental.

    Les chercheurs qui étudient les tissus biologiques, y compris les neurones, parviennent à détecter ce très faible flux de lumière continu, allant de quelques photons à plusieurs centaines par centimètre carré chaque seconde, à l’échelle de cultures de cellules, dans des boîtes de Pétri. "La question était de savoir si ces photons, à l’échelle d’un organe qu’est le cerveau humain, pouvaient être impliqués dans le traitement ou la propagation de l’information", explique l’autrice principale de l’étude, Nirosha Murugan, biophysicienne à l’université Wilfrid-Laurier, au Canada.

    Cela fait au moins un siècle que les scientifiques font l’hypothèse que les bio-photons jouent un rôle dans la communication cellulaire. En 1923, le biologiste russe Alexander Gurwitsch a mené des expériences dont le principe consistait à empêcher les photons émis par des racines d’oignons d’atteindre d’autres racines adjacentes, et conclu que ces "barrières" empêchaient la plante de pousser. Au cours des dernières décennies, une poignée d’études ont contribué à suggérer que les bio-photons jouent un rôle dans la communication cellulaire, et influencent la croissance et le développement d’un organisme.

    DES PHOTONS CAPTES SUR LE CRANE

    Se fondant sur ces travaux, Nirosha Murugan et son équipe ont cherché à mettre en évidence un phénomène comparable dans le cerveau humain. Il fallait d’abord, pour cela, vérifier qu’il était possible de mesurer les UPE à la surface du crâne.

    À cette fin, ils ont muni vingt participants, dans une salle plongée dans le noir, de casques d’électro-encéphalographie (EEG). Des tubes amplificateurs de photons destinés à détecter les UPE étaient également placés autour de leur tête.

    Ces détecteurs étaient regroupés à l’aplomb de deux régions cérébrales: les lobes occipitaux, situés en arrière du cerveau, responsables du traitement visuel, et les lobes temporaux, de chaque côté du cerveau, responsables du traitement auditif. Pour distinguer les UPE du bruit de fond, l’équipe a également installé des détecteurs d’UPE distincts, orientés à l’opposé des participants.

    "Notre premier constat, c’est que les photons sortent de la tête, ça ne fait pas de doute", affirme Nirosha Murugan. La chercheuse a ensuite voulu vérifier si l’intensité de ces émissions changeait en fonction du type de tâche cognitive effectuée par les participants.

    Le cerveau étant un organe très coûteux sur le plan métabolique, son hypothèse était que l’intensité des UPE devait augmenter lorsque les personnes exécutaient des tâches nécessitant plus d’énergie, comme le traitement visuel. C’est ce qui est en général observé dans les cultures cellulaires: un surcroît d’activité des neurones se traduit en émissions plus intenses.

    UN ROLE DANS LES PROCESSUS COGNITIFS?

    Si les dispositifs de mesure parvenaient à distinguer les photons provenant de la tête des participants du bruit de fond de ceux de la pièce, ils ont cependant échoué à établir une différence entre différentes régions cérébrales". Peut-être est-ce parce que les biophotons se diffusent dans le cerveau ", estime la chercheuse. Son équipe a toutefois mesuré des variations, pour une région donnée, au moment où les sujets changeaient de tâche, suggérant un lien entre les processus cognitifs et les émissions.

    Les chercheurs ont donc plus de questions que de réponses quant au rôle des UPE dans le cerveau.

    "C’est une approche très étonnante, recelant un potentiel intéressant pour la mesure de l’activité cérébrale, même si de nombreuses incertitudes subsistent", juge Michael Gramlich, biophysicien à l’université d’Auburn, en Alabama, aux États-Unis, qui n’a pas participé à l’étude". La question essentielle est de savoir si les UPE constituent un mécanisme actif de modification des processus cognitifs ou s’ils ne font que renforcer des mécanismes cognitifs connus".

    Daniel Remondini, biophysicien à l’université de Bologne, en Italie, soulève une autre question: "Quelle distance ces photons peuvent-ils parcourir à l’intérieur des tissus biologiques?".

    La réponse pourrait aider à éclaircir la relation entre activité cérébrale et émissions de photons issues de différentes régions du cerveau.

    Pour répondre à ces nouvelles interrogations, l’équipe de Nirosha Murugan envisage d’utiliser des réseaux de capteurs plus précis afin de déterminer l’origine des photons dans le cerveau. Des scientifiques de l’université de Rochester développent également des sondes nanométriques pour évaluer la capacité des fibres nerveuses à transmettre des bio-photons.

    Même si la lueur émise par notre cerveau ne joue aucun rôle dans son fonctionnement, la technique consistant à mesurer les biophotons en même temps que les signaux électriques – ce que Nirosha Murugan et ses collègues appellent la " photoencéphalographie " – pourrait un jour constituer un moyen utile de recueillir de manière non invasive des informations sur son état". Il est possible que cette technique soit largement adoptée dans les décennies à venir, même si la théorie selon laquelle les UPE soutiennent la cognition se révèle fausse ", anticipe Michael Gramlich.

    Auteur: Conor Feehly

    Conor Feehly est journaliste scientifique. Il travaille notamment pour Scientific American, New Scientist, Discover ou Nautilus.