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savoir - Page 23

  • Est-ce vraiment un atout d’être bilingue?

    Si le bilinguisme se développe en France, il continue néanmoins à susciter des craintes associées au développement langagier des enfants. Qu’en est-il?

    Longtemps considéré en France comme une exception, le bilinguisme, ou plus largement l’utilisation récurrente de deux langues ou plus au quotidien, s’impose de plus en plus largement dans notre société. D’après le psycholinguiste François Grosjean, la moitié de la population mondiale est considérée comme bilingue.

    Depuis plus de 20 ans, l’UNESCO œuvre pour une sensibilisation aux langues dans l’éducation dès le plus jeune âge. En termes de politiques éducatives, cela suppose de s’appuyer sur une ou plusieurs langues maternelles, et d’inclure dès que possible des langues régionales et/ou internationales.

    En France, les langues sont abordées de plus en plus tôt, dès la maternelle, pour favoriser l’éveil aux langues et le développement des habiletés phonologiques (notamment la capacité à discriminer et reproduire des sons) qui sont un fort prédicteur des performances futures en lecture.

    Si le bilinguisme se développe, il continue néanmoins à susciter des craintes associées au développement langagier des enfants, et les discours visant à décourager l’acquisition simultanée de deux langues ("qu’il apprenne bien le français avant d’apprendre une autre langue"; "les enfants qui apprennent deux langues sont moins bons que des natifs dans les deux langues") sont encore largement véhiculés.

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  • Expérience paranormale en 1943

    Occultation, téléportation, “voyage temporel” … Que s'est-il réellement passé, en pleine guerre, dans le port de Philadelphie?

    Certains “initiés” la connaissent sur le nom de code de Project Rainbow (“projet arc-en-ciel”).

    Aux alentours du 23 octobre 1943, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, lama ri ne des États-Unis aurait procédé à une mystérieuse expérience dans l’enceinte des chantiers navals de Philadelphie. Durant quelques minutes, l’escorteur USS Eldridge aurait disparu aux regards, avant de se re-matérialiser.

    De nombreux livres, des documentaires et plusieurs films de fiction ont été consacrés à cette affaire.

    À l’origine, on trouve un certain Carl M. Allen, alias Carlos Miguel Allende. En 1955, celui-ci adresse une série de lettres à Morris K. Jessup, un astronome amateur, auteur d’un ouvrage sur les ovnis. Allen prétend avoir observé la disparition de l’escorteur alors qu’il servait à bord d’un cargo, le SS Andrew-Furuseth. Il se révélera que ce “témoin” souffrait de troubles psychiatriques. Néanmoins, ses affabulations seront reprises et développées par les adeptes du paranormal.

     

    En 1979, Charles Berlitz, un spécialiste du triangle des Bermudes et de l’Atlantide, résume le dossier dans The Philadelphia Experiment, Project Invisibility, cosigné par William Moore. Fondée sur les théories du champ unifié d’Einstein, l’expérience aurait abouti à un semi-échec.

    Le navire, évanoui dans un brouillard verdâtre, serait réapparu quelques instants dans le port de Norfolk, en Virginie, à 320 kilomètres de distance. Au retour, la moitié de l’équipage aurait perdu la raison, d’autres hommes auraient été retrouvés morts, brûlés, incrustés dans les cloisons et la coque. Et les autorités auraient tenté d’étouffer l’affaire…

    En 1990, un nommé Alfred Bielek prétendra être l’un des rescapés du drame. Il aurait ensuite emprunté un “tunnel inter dimensionnel”, avant de séjourner deux années… au XXVIIIe siècle!

    En définitive, cette légende ne résistera pas à une banale vérification. L’ USS Eldridge n’avait jamais relâché à Philadelphie. À l’automne 1943, il croisait en fait dans les parages des Bermudes.

    Quant aux recherches sur l’ “invisibilité”, il s’agissait seulement de rendre les bâtiments indétectables par les mines et torpilles magnétiques.

     

    Philippe Delorme - Valeurs Actuelles.

  • Pourquoi nous oublions ce que nous avons appris

    Auteur: Noelia Valle - Profesora de Fisiología, Universidad Francisco de Vitoria

    The Conversation - CC BY ND

    Certains apprentissages, de la grammaire au vélo, nous suivent toute notre vie. D’autres notions, acquises pour un devoir sur table ou un examen, finissent par s’évaporer très vite, une fois l’échéance passée. Comment l’expliquer? Et comment ancrer les savoirs dans nos mémoires?

    Tata Noelia, j’ai une question: puisque mon corps se muscle si je fais beaucoup de sport, est-ce que mon cerveau grossira si j’étudie beaucoup? Est-ce parce que je n’ai plus de place dans mon cerveau que j’oublie ce que j’apprends à l’école?

    C’est le genre de question que peut poser un enfant, à l’instar de ma nièce qui a déjà l’intuition que la mémoire réside d’une manière ou d’une autre dans le cerveau. Qui ne s’est pas déjà demandé où et comment sont stockées les choses que l’on apprend? Ou pourquoi on oublie l’essentiel de ce qu’on étudie?

    APPRENDRE, MEMORISER ET SE SOUVENIR

    Apprendre consiste à acquérir une nouvelle information ou un nouveau savoir-faire par l’observation, la pratique ou l’enseignement. La mémorisation, qui désigne le stockage et l’utilisation de cette information ou expérience, s’obtient par la répétition. Se souvenir, c’est être capable d’accéder à l’information stockée et de la reconstruire.

    On peut apprendre quelque chose de nouveau et le mémoriser de façon à s’en souvenir à jamais, comme faire du vélo ou mettre une majuscule au début des noms propres, mais on peut aussi apprendre quelque chose et l’oublier peu de temps après, comme le calcul d’une racine carrée ou les noms des capitales asiatiques.

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