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psychologie - Page 5

  • Personnes optimistes:

     une signature cérébrale commune lorsqu’elles pensent à l’avenir, révélée dans une étude

    " … les individus optimistes sont tous pareils, mais chaque individu moins optimiste imagine l’avenir à sa manière".

    Les personnes optimistes présentent des schémas d’activités cérébrales similaires lorsqu’elles envisagent l’avenir, tandis que les pessimistes présentent des schémas plus individualisés, selon une récente étude. Leur disposition positive leur conférerait également une meilleure aptitude à distinguer les événements heureux de ceux malheureux. Cela pourrait en partie expliquer leur plus grande réussite sociale observée dans certaines études.

    L’optimisme se définit généralement comme la capacité à projeter une vision positive de l’avenir. Il joue un rôle déterminant dans la structuration des processus cognitifs et influe sur la manière dont les individus anticipent les événements à venir. Les optimistes perçoivent les perspectives favorables avec davantage de clarté que les perspectives négatives, et sont également plus enclins à croire en leur réalisation.

    Les personnes optimistes ont également tendance à être plus satisfaites de leurs relations et de leur position sociale, disposant généralement de réseaux sociaux plus étoffés. Plusieurs études ont démontré que cette attitude exerce une influence bénéfique sur la santé mentale et physique, notamment en facilitant la gestion du stress. Pourtant, les mécanismes neurobiologiques à l’origine de cette disposition restent encore largement méconnus.

    De récentes études de neuro-imagerie ont mis en lumière que les individus partageant certaines caractéristiques positives, telles qu’une position sociale élevée, manifestent des réponses cérébrales similaires face aux stimuli, notamment dans le cortex préfrontal médian (MPFC), une région du cerveau impliquée dans la pensée orientée vers l’avenir. Ces convergences neuronales pourraient refléter une vision commune de ce qui est à venir, potentiellement liée à l’optimisme.

    D’autres travaux confortent cette hypothèse, indiquant notamment que les personnes qui réussissent socialement, partagent certains traits positifs, tels que l’optimisme, l’estime de soi ou encore la satisfaction de vie. Pour explorer plus avant cette corrélation et en décrypter les ressorts neurobiologiques, des chercheurs de l’Université de Kobe, au Japon, ont mobilisé plusieurs disciplines, telles que la psychologie sociale et les neurosciences cognitives.

    " Si cette question est restée jusqu’à présent inexplorée, c’est principalement parce qu’elle se situe à la croisée des chemins entre la psychologie sociale et les neurosciences. Cependant, l’intersection de ces deux disciplines nous a permis d’ouvrir cette boîte noire ", explique dans un communiqué Kuniaki Yanagisawa, psychologue à l’Université de Kobe et auteur principal de l’étude publiée dans la revue PNAS.

    " … un style de traitement mental similaire plutôt que des idées identiques "

    Yanagisawa et ses collègues ont recruté 87 volontaires, à qui ils ont demandé de remplir un questionnaire mesurant leur degré d’optimisme. Chaque participant a ensuite été invité à imaginer divers scénarios futurs, positifs (comme un voyage autour du monde), négatifs (comme un licenciement), voire liés à la mort pour un sous-groupe spécifique. L’activité cérébrale a été enregistrée en parallèle à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf).

    Les données révèlent que les personnes optimistes manifestent des schémas neuronaux similaires dans le MPFC, tandis que les personnes pessimistes montrent des schémas plus variés. Selon les chercheurs, cette variabilité chez les pessimistes pourrait refléter une diversité de préoccupations face à l’avenir. À l’inverse, les optimistes semblent envisager l’avenir à travers des objectifs similaires ou partagés, traduisant une convergence dans leur manière de se projeter.

    Cela ne signifie pas que les optimistes nourrissent des pensées identiques, mais plutôt qu’ils partagent un style cognitif commun". Les optimistes semblent utiliser un cadre neuronal commun pour organiser leurs pensées sur l’avenir, ce qui reflète probablement un style de traitement mental similaire plutôt que des idées identiques ", souligne Yanagisawa dans un entretien accordé au Guardian.

    Les auteurs de l’étude font un parallèle littéraire avec les premières lignes du roman Anna Karénine de Léon Tolstoï: " Toutes les familles heureuses se ressemblent; chaque famille malheureuse l’est à sa façon". " Sur la base de ce principe, nous proposons que les individus optimistes sont tous pareils, mais que chaque individu moins optimiste imagine l’avenir à sa manière ", écrivent-ils.

    L’OPTIMISME: LE SECRET DE LA RÉUSSITE SOCIALE?

    Les chercheurs ont également constaté que les optimistes présentent une différenciation plus marquée dans leurs schémas cérébraux lorsqu’ils songent à des événements positifs ou négatifs. Ces données confirment que cette population est mieux à même de distinguer les deux types de situations, sur le plan neuronal.

    Pour Yanagisawa, ces observations suggèrent que " l’optimisme n’implique pas une réinterprétation positive des événements négatifs. Au contraire, les personnes optimistes traitent généralement les scénarios négatifs de manière plus abstraite et psychologiquement distante, atténuant ainsi leur impact émotionnel".

    Ces résultats viennent renforcer l’hypothèse selon laquelle l’optimisme pourrait favoriser la réussite sociale. Contrairement aux individus pessimistes, les optimistes ne semblent pas tirer de bénéfice à anticiper le pire. Cette disposition les inciterait au contraire à poursuivre leurs objectifs avec davantage de constance. Autrement dit, loin d’être une forme d’irrationalité, l’optimisme s’apparenterait à une stratégie de résilience face aux incertitudes de la vie.

    Source: PNAS

  • Pourquoi nous continuons à chasser les fantômes

    – et ce que cela dit de nous

    Des séances de spiritisme, très populaires au XIXᵉ siècle, aux vidéos contemporaines qui retracent des "chasses aux fantômes dans des maisons hantées", la quête d’une forme de communication avec l’Au-delà en dit long sur nos peurs et sur notre rapport à la mort.

    En 1874, le célèbre chimiste Sir William Crookes était assis dans une pièce sombre, les yeux fixés sur un rideau recouvrant une alcôve. Soudain, le rideau s’est agité, et un fantôme lumineux, celui d’une jeune femme vêtue d’un linceul blanc, en est sorti. Crookes était fasciné.

    Mais le fantôme était faux, et l’implication du scientifique dans des séances de spiritisme faillit ruiner sa carrière. Malgré tout, Crookes, comme des milliers d’autres après lui, continua à rechercher des preuves de l’existence des esprits.

    La popularité des séances de spiritisme victoriennes et de la pseudo-religion qui y était associée (le spiritisme) se répandit rapidement à travers le monde. Des petits salons silencieux où se réunissaient les personnes récemment endeuillées aux grandes salles de concert, le public était avide de spectacles effrayants.

    Aujourd’hui, la chasse aux fantômes reste un sujet culturel extrêmement populaire. Des plate-formes, telles que YouTube et TikTok, regorgent désormais d’enquêteurs amateurs qui parcourent des bâtiments abandonnés et des maisons hantées bien connues afin de recueillir des preuves.

    J’ai passé ces dernières années à faire des recherches sur l’histoire sociale de la chasse aux fantômes pour mon nouveau livre, Ghosted: A History of Ghost-Hunting, and Why We Keep Looking (cet ouvrage n’est pas traduit en français, ndlr), afin d’examiner les fantômes du point de vue des vivants. Pourquoi continuons-nous à nous accrocher à l’espoir de trouver une preuve de l’existence d’une vie après la mort?

    La chasse aux fantômes est devenue un phénomène international en 1848, lorsque les jeunes sœurs Kate et Mary Fox ont popularisé un code pour communiquer avec le fantôme qui, selon elles, hantait leur ferme à Hydesville, dans l’État de New York: il s’agissait, pour l’esprit invoqué, de frapper un certain nombre de coups pour former des réponses.

    Cinq ans plus tard, on estimait qu’elles avaient amassé 500.000 dollars (soit près de 17 millions d’euros aujourd’hui). Le spiritisme s’est répandu dans le monde entier, en particulier au Royaume-Uni, en France et en Australie. Il a été favorisé par les nombreuses pertes humaines qui ont suivi la guerre civile américaine et, au début du XXe siècle, par les pertes massives causées par la Première Guerre mondiale.

    Les gens se tournaient vers le spiritisme et la chasse aux fantômes pour obtenir la gloire et la fortune, mais aussi pour cultiver l’espoir et chercher inlassablement des preuves que la mort n’était pas la fin.

    L’ESSOR DU SCEPTICISME

    Parallèlement au spiritisme, cependant, des sceptiques désireux de découvrir la vérité sur les fantômes ont fait leur apparition. Les critiques les plus virulents du spiritisme étaient les magiciens, qui estimaient que les médiums tentaient de copier leur art, mais en adoptant une approche moralement répréhensible. Au moins, le public d’un magicien savait qu’il était délibérément trompé.

    Le célèbre illusionniste Harry Houdini, par exemple, se disputait souvent avec son ami proche et fervent spirite, l’écrivain britannique Sir Arthur Conan Doyle, au sujet des pratiques frauduleuses des médiums.

    Avec l’essor des laboratoires scientifiques modernes et le développement des appareils portables d’enregistrement du son et de l’image au XXe siècle, la chasse aux fantômes est devenue un passe-temps de plus en plus populaire et sensationnel. Harry Price, chercheur en parapsychologie, auteur et amateur professionnel, a utilisé la chasse aux fantômes pour créer un culte de la personnalité, dénichant toute apparition intéressante susceptible de lui apporter de la notoriété.

    C’est lui qui a introduit la chasse aux fantômes dans les médias comme forme de divertissement. En 1936, il a réalisé une émission en direct sur la BBC depuis une maison hantée.

    Le programme lancé par Price est le précurseur oublié de la chasse aux fantômes telle que nous la connaissons aujourd’hui. Les émissions de téléréalité imitent le format de son émission de 1936, avec des exemples tels que Most Haunted qui a su fidéliser son public depuis sa première diffusion sur Living TV en 2002. Bien qu’elle ne soit plus produite pour la télévision, l’équipe de Most Haunted continue de filmer et de publier de nouveaux épisodes sur sa chaîne YouTube.

    Most Haunted est apparue pour la première fois à la télévision en 2002, mais est désormais disponible sur YouTube.

    Elle a également clairement influencé des copies internationales telles que Bytva ekstrasensov en Ukraine et Ghost Hunt en Nouvelle-Zélande. Les réseaux sociaux ont également changé notre façon de chasser les fantômes. Ils ont permis à des groupes d’amateurs et à des enquêteurs d’atteindre un public immense sur diverses plate-formes.

    Mais la chasse aux fantômes est également marquée par une forte concurrence, les groupes et les enquêteurs cherchant à se surpasser les uns les autres pour obtenir les meilleures preuves. Pour beaucoup, cela signifie s’équiper d’outils dignes des ghostbusters. Il peut s’agir de gadgets et de capteurs clignotants, notamment des détecteurs de champs électromagnétiques, des enregistreurs audio high-tech et même des jouets pour chats à LED activés par le mouvement.

    Tout cela dans le but d’obtenir les preuves les plus "scientifique " et, par conséquent, la popularité et le respect de leurs pairs. Il semble que plus nous prétendons être scientifiques dans la recherche de fantômes, plus nous laissons les théories pseudo-scientifiques envahir la chasse.

    UNE HISTOIRE DE SOCIABILITÉ

    Pourtant, nous n’abandonnons jamais. C’est ce qui m’a fasciné lorsque j’ai entrepris mes recherches. Je voulais savoir pourquoi, après des siècles, nous ne sommes toujours pas plus près d’obtenir des preuves concluantes de l’existence du paranormal, tandis que la chasse aux fantômes est plus populaire que jamais.

    J’ai même participé à quelques chasses aux fantômes pour essayer de comprendre ce mystère. Ma conclusion? La chasse aux fantômes sert à créer des liens sociaux et en dit plus long sur les vivants que sur les morts.

    J’ai vécu les expériences les plus amusantes de ma vie lors de ces chasses, qui m’ont permis d’entrer en contact, non pas avec des fantômes, mais avec de nouvelles personnes et aussi d’en apprendre davantage sur l’histoire des bâtiments " hantés ".

    Ce que j’ai appris, c’est que la chasse aux fantômes concerne davantage les vivants que les morts ou les fantômes que nous essayons de trouver. La chasse aux fantômes, lorsqu’elle est pratiquée de manière éthique, est une activité sociale de première importance. Elle nous permet de surmonter notre chagrin, d’affronter notre peur de la mort et d’explorer ce que signifie être en vie.

    Auteur: Alice Vernon - Lecturer in Creative Writing and 19th-Century Literature, Aberystwyth University

    The Conversation France - CC BY ND

     

  • Quels sont les effets des écrans sur les enfants?

    Image générée par I.A.

    Réponse avec Michel Desmurget

    Un article rédigé par Matthieu Riolland - RCF Poitou Deux-Sèvres

    Michel Desmurget est docteur en neuroscience et directeur de recherche à l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Il est spécialisé dans le développement cognitif des enfants. Il a écrit plusieurs livres à ce sujet: “La fabrique du crétin digital”, “Faites-les lire” ou encore “TV lobotomie”. Pendant plus d’une heure et demi de conférence, il est revenu sur les effets négatifs des écrans. Après sa conférence, il a répondu à nos questions.

    RCF: D'après les données sur lesquelles vous vous appuyez, certains enfants entre deux et quatre ans passeraient en moyenne près de trois heures par jour devant les écrans. Le problème, c’est que ce temps n’est pas utilisé pour d’autres activités importantes?

    Michel Desmurget: Je reviens au chiffre des trois heures. Il est colossal car ce sont des enfants qui dorment douze à quatorze heures par jour. Donc, c'est faramineux.

    Il y a des impacts directs. Le cerveau n'est pas fait pour être sollicité sans arrêt, pour encaisser des stimulations sensorielles, du bruit, des images, des sons. Par exemple, les rats et les souris ont une physiologie cérébrale qui est assez proche. Quand on élève ces animaux-là avec des sons de dessins animés et des images des lumières correspondantes, on s'aperçoit qu’ils construisent des troubles de la concentration, des troubles de l'impulsivité, des troubles de l'apprentissage. Cette surstimulation sensorielle constante des écrans a en elle-même des impacts qui sont extrêmement délétères sur la concentration, sur le sommeil et sur le développement de l'enfant.

    Et puis il y a des effets indirects. Quand vous passez trois heures sur les écrans, il faut forcément prendre le temps quelque part. La première victime temporelle, c'est le sommeil. On ne dort pas pour se reposer, on dort parce qu'il y a des choses que le cerveau ne peut pas faire quand on est réveillé. En gros, le cerveau assure la maintenance de l'organisme. Tout ce qu'il ne peut pas faire quand on est réveillé, parce qu’il est trop sollicité, il le fait pendant qu'on dort.

    Il y a des effets aussi sur les interactions intrafamiliales. Pour un jeune enfant, le développement de son langage, le développement de ses connaissances générales, dépend énormément des interactions verbales qu'il va avoir avec son milieu. C'est-à-dire que quand l'enfant est sur l'écran, il ne parle pas, ça altère énormément ces interactions intrafamiliales entre adulte et enfant. Il ne s'agit pas de culpabiliser les parents, mais c'est pareil pour le temps que les parents passent sur les écrans en présence des enfants.

    Le troisième effet, c'est le temps pris à la lecture. On sous-estime massivement les apports positifs et l'importance de la lecture dans le développement de l'enfant, dans sa réussite scolaire ultérieure. Ces écrans prennent du temps à d'autres activités qui sont absolument essentielles.

    RCF: On peut lire, apprendre de nouvelles langues grâce aux écrans. Pourquoi être aussi critique?

    Il est évident que si nos enfants lisaient sur les écrans, ou consultaient des tutos de résolution d'équations, il n'y aurait pas de problème.

    La réalité, c'est qu'ils utilisent ces écrans dans leur quasi-totalité pour des activités récréatives. 90% du temps d'écran ou plus est consacré à trois activités: la télévision (les séries, les films, les streamings, etc.), les jeux vidéo et les réseaux sociaux. Ce sont des activités qui ont des effets extrêmement néfastes sur le développement de l'enfant, sur la concentration, sur le langage, sur le sommeil, sur la santé mentale, qui sont maintenant des éléments avérés.

    Il s'agit plutôt de dire que les écrans sont utilisés de la façon la plus délétère qui soit, et le problème est là.

    RCF: Quelles sont les limites pour qu’un enfant se développe dans de bonnes conditions?

    Les écrans récréatifs, à tous les âges, c'est le moins le mieux. Il faut essayer de protéger l'enfant dans les phases initiales précoces de grande plasticité, donc de grande vulnérabilité cérébrale. L'idéal, c'est zéro écran jusqu'à six ans parce que la plasticité cérébrale, la structuration des réseaux du langage nécessitent vraiment un fort engagement.

     

    Après six ans, les études montrent que, si le sommeil est respecté, si les contenus sont adaptés, jusqu'à une demi-heure par jour, il n'y a pas d'impact négatif. Dès qu'on arrive à une heure, on commence à avoir des effets.

    Les 13-18 ans, jusqu'à une demi-heure par jour, on n'a pas d'effet. On commence à avoir des effets négatifs qu'on peut juger tolérables à cet âge-là jusqu'à une heure. Mais surtout, ne pas dépasser une heure et demie, deux heures, parce que ça devient colossal.

    On me dit: “Il faut vivre avec son temps”. Les études montrent qu'il n'y a pas de détriment à ne pas être exposé aux écrans et qu'il y en a des normes à y être exposés.

    RCF: Comment expliquer qu’il n’y a pas encore de changement?

    Il y a des intérêts financiers colossaux derrière. Des entreprises, comme Tik Tok, Meta, Instagram, Netflix, les entreprises de jeux vidéo, etc. Il y a, d'ailleurs, une étude intéressante du service investigation de France Info qui montre qu’à l'éducation nationale, il y a certains experts qui sont curieusement proches des GAFAM.

    Maintenant, les rapports se multiplient. Ils disent à peu près tous la même chose et ils font un constat négatif. Le dernier rapport parlementaire sur TikTok est absolument effarant. Il nous explique que TikTok broie le cerveau de nos gamins. Donc, à un moment donné, il faut arrêter les rapports et il va falloir quand même commencer à agir.

    J'ai la faiblesse de croire que l'action la plus décisive et la plus efficace se fera sans doute au niveau de la société civile et au niveau des parents, des enseignants et des gens qui sont au contact. Donc, il faut qu'en tant que parents, on s'y mette, parce que si on attend que l'Europe et les différentes strates politiques se mettent en marche, on risque de voir encore quelques générations tristement sacrifiées.