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société - Page 3

  • Le pouvoir de la musique sur le cerveau

    Une étude révèle que les musiciens possèdent une résistance naturelle à la douleur grâce à leur entraînement intensif. Leur cerveau développe des mécanismes de protection uniques qui transforment leur perception des sensations douloureuses. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques fascinantes.

    La pratique musicale intensive modifie profondément l'architecture cérébrale et influence notre rapport à la souffrance physique. Des chercheurs ont récemment démontré que l'apprentissage musical ne se contente pas d'améliorer nos capacités cognitives : il transforme littéralement notre perception de la douleur. Cette recherche, publiée dans la revue Pain et menée sur quarante participants, révèle des différences saisissantes entre musiciens et non-musiciens face aux stimuli douloureux.

    LES MECANISMES CEREBRAUX DE LA DOULEUR CHEZ LES MUSICIENS

    Le cerveau des musiciens présente des particularités remarquables dans le traitement des signaux nociceptifs. Contrairement aux idées reçues, la douleur ne constitue pas uniquement une sensation désagréable : elle active des réseaux neuronaux complexes qui modifient notre attention, nos pensées et nos comportements moteurs. Lorsqu'une personne touche une surface brûlante, cette réaction protectrice l'incite instinctivement à retirer sa main.

    L'activité du cortex moteur, zone cérébrale contrôlant nos muscles, diminue habituellement sous l'effet de la douleur. Ce phénomène empêche l'utilisation excessive d'une partie du corps blessée. Si ce mécanisme protège efficacement à court terme, sa persistance peut engendrer des complications durables. Une cheville foulée immobilisée pendant des semaines réduit la mobilité et perturbe l'activité cérébrale dans les régions responsables du contrôle de la douleur.

    Les neuroscientifiques ont identifié que la douleur chronique rétrécit la « carte corporelle » cérébrale, cette région où le cerveau envoie des commandes aux muscles. Cette diminution corrèle directement avec l'intensification de la souffrance. Néanmoins, certaines personnes manifestent une résistance supérieure à ces phénomènes, sans que les scientifiques comprennent entièrement ces variations individuelles.

    Pourquoi certains cerveaux perçoivent-ils moins la douleur ? Les scientifiques explorent les mystères de cette résistance individuelle, lorsque la douleur est moins ressentie chez certaines personnes, comme les musiciens.

    UNE EXPERIMENTATION RÉVOLUTIONNAIRE SUR LA PERCEPTION DOULOUREUSE

    Pour étudier l'influence de l'entraînement musical sur la sensibilité à la douleur, les chercheurs ont provoqué volontairement une douleur musculaire chez des musiciens et des non-musiciens. Ils ont utilisé le facteur de croissance nerveuse, une protéine maintenant habituellement la santé des nerfs. Injecté dans les muscles de la main, ce composé génère des courbatures pendant plusieurs jours, particulièrement lors des mouvements, sans causer de dommages permanents.

    La stimulation magnétique trans-crânienne (TMS) a permis de mesurer l'activité cérébrale. Cette technique envoie de minuscules impulsions magnétiques dans le cerveau pour cartographier le contrôle moteur de la main. Les scientifiques ont établi ces cartes avant l'injection douloureuse, puis les ont réévaluées après deux et huit jours.

    Les résultats se révèlent spectaculaires. Avant même l'induction de la douleur, les musiciens présentaient une cartographie cérébrale plus précise de la main. Plus leurs heures de pratique étaient nombreuses, plus cette carte apparaissait raffinée. Cette plasticité cérébrale témoigne de l'adaptation neurologique liée à l'entraînement musical intensif.

  • Questions

    Pour être juste et ne pas se laisser berner...

    Tuerie de Sydney: et si l’Ahmed n’est pas vraiment le héros qu’on croit

    Le ressortissant syrien Ahmed al Ahmad, musulman chiite de 43 ans, naturalisé australien il y a 3 ans, a été élevé au rang de héros national et international après son intervention contre l’un des deux terroristes qui tiraient sur des juifs réunis pour la fête de la Hanoukka, le 14 décembre sur une plage de Sydney.

    Pourtant, des questionnements s’imposent.

    Ahmed (ou Ahmad) serait resté un inconnu si quelqu’un n’avait pas filmé son intervention puis l’avait postée sur les réseaux sociaux.

    Ahmad ne savait pas qu’il était filmé. Il aurait certainement eu un autre comportement s’il avait su qu’il l’était.

    Le monde entier a donc vu un bonhomme, chemise blanche, grosse corpulence, surgir entre deux voitures, se précipiter sur un individu qui tirait sur la foule, lui enlever son arme et le mettre en joue.

    Dans une telle situation, l’assaillant aurait pu mettre un coup de crosse au tireur pour évacuer le stress de l’intervention. Coup de crosse accompagné de langage fleuri.

    Il mettait le terroriste en joue alors qu’il savait que le fusil était déchargé.

    L’Ahmad, dit-on, "était à quelques mètres de l’un des tireurs qui lui tournait le dos. Il aurait pu rester là en espérant que le terroriste ne le remarque pas. Mais voilà que le terroriste s’arrête de tirer. Et Ahmed de penser qu’il avait vidé son premier chargeur, et que le temps qu’il recharge la bécane, il avait le temps de fondre sur l’homme et le neutraliser".

    Donc, le fusil était déchargé. Le terroriste le savait. Le mettre en joue avec une arme déchargée est ridicule.

    1E QUESTION: QUE SE SONT-ILS DIT?

    Le terroriste aurait-il dit: "Je tire sur des Juifs?".

    On voit l’assaillant se ramollir et laisser partir le terroriste, alors qu’il pouvait le livrer à la police. L’Ahmad n’était pas seul. Celui qui l’accompagnait (apparemment un cousin) aurait pu appeler la police.

    2E QUESTION: POURQUOI L’A-T-IL LAISSE PARTIR?

    Le terroriste "est parti tranquillement rejoindre son complice et est revenu sur place quelques minutes après continuer son travail avec une nouvelle arme".

    L’Ahmed a soustrait un criminel à la justice.

    3E QUESTION: AHMAD HEROS OU COMPLICE?

    L’Ahmad n’a pas arrêté la tuerie alors qu’il le pouvait. Il a laissé le terroriste aller prendre une autre arme et continuer à tirer. Le "héros" présumé peut donc être considéré comme complice de la tuerie.

    On apprend tout d’un coup que le "héros de Bondi Beach" a été hospitalisé puis opéré, qu’il se trouve dans un état stable, mais doit subir de nouvelles opérations. Des opérations pour un bras touché.

    4E QUESTION: A QUEL MOMENT A-T-IL ETE BLESSE?

    On le voit sur un lit d’hôpital avec des pansements au bras gauche et à la main droite. L’" espace " entre les deux membres est intact. Qui lui a tiré dessus? Quand ? Le tireur qu’il a laissé partir? Pourquoi la personne qui filmait ne filme-t-elle plus ou pourquoi ne voit-on pas la suite des événements?

    On apprend que les parents de l’Ahmad étaient à ses côtés.

     "Très âgés, les parents ont expliqué ne pas pouvoir aider leur fils lors de sa convalescence", dit-on". Ils ont donc lancé un appel au Premier ministre australien pour faire venir les deux frères d’Ahmed, de nationalités allemande et russe".

    Une convalescence pour une blessure au bras?

    Une minuscule blessure qui requiert l’arrivée des frères d’Allemagne et de Russie?

    Ça sent le roussi. Un bon roussi.

    UNE DERNIÈRE QUESTION: quand est-ce que, dans l’histoire de l’humanité, un musulman est venu au secours de Juifs?

     

    Messin’Issa

  • Personnes optimistes:

     une signature cérébrale commune lorsqu’elles pensent à l’avenir, révélée dans une étude

    " … les individus optimistes sont tous pareils, mais chaque individu moins optimiste imagine l’avenir à sa manière".

    Les personnes optimistes présentent des schémas d’activités cérébrales similaires lorsqu’elles envisagent l’avenir, tandis que les pessimistes présentent des schémas plus individualisés, selon une récente étude. Leur disposition positive leur conférerait également une meilleure aptitude à distinguer les événements heureux de ceux malheureux. Cela pourrait en partie expliquer leur plus grande réussite sociale observée dans certaines études.

    L’optimisme se définit généralement comme la capacité à projeter une vision positive de l’avenir. Il joue un rôle déterminant dans la structuration des processus cognitifs et influe sur la manière dont les individus anticipent les événements à venir. Les optimistes perçoivent les perspectives favorables avec davantage de clarté que les perspectives négatives, et sont également plus enclins à croire en leur réalisation.

    Les personnes optimistes ont également tendance à être plus satisfaites de leurs relations et de leur position sociale, disposant généralement de réseaux sociaux plus étoffés. Plusieurs études ont démontré que cette attitude exerce une influence bénéfique sur la santé mentale et physique, notamment en facilitant la gestion du stress. Pourtant, les mécanismes neurobiologiques à l’origine de cette disposition restent encore largement méconnus.

    De récentes études de neuro-imagerie ont mis en lumière que les individus partageant certaines caractéristiques positives, telles qu’une position sociale élevée, manifestent des réponses cérébrales similaires face aux stimuli, notamment dans le cortex préfrontal médian (MPFC), une région du cerveau impliquée dans la pensée orientée vers l’avenir. Ces convergences neuronales pourraient refléter une vision commune de ce qui est à venir, potentiellement liée à l’optimisme.

    D’autres travaux confortent cette hypothèse, indiquant notamment que les personnes qui réussissent socialement, partagent certains traits positifs, tels que l’optimisme, l’estime de soi ou encore la satisfaction de vie. Pour explorer plus avant cette corrélation et en décrypter les ressorts neurobiologiques, des chercheurs de l’Université de Kobe, au Japon, ont mobilisé plusieurs disciplines, telles que la psychologie sociale et les neurosciences cognitives.

    " Si cette question est restée jusqu’à présent inexplorée, c’est principalement parce qu’elle se situe à la croisée des chemins entre la psychologie sociale et les neurosciences. Cependant, l’intersection de ces deux disciplines nous a permis d’ouvrir cette boîte noire ", explique dans un communiqué Kuniaki Yanagisawa, psychologue à l’Université de Kobe et auteur principal de l’étude publiée dans la revue PNAS.

    " … un style de traitement mental similaire plutôt que des idées identiques "

    Yanagisawa et ses collègues ont recruté 87 volontaires, à qui ils ont demandé de remplir un questionnaire mesurant leur degré d’optimisme. Chaque participant a ensuite été invité à imaginer divers scénarios futurs, positifs (comme un voyage autour du monde), négatifs (comme un licenciement), voire liés à la mort pour un sous-groupe spécifique. L’activité cérébrale a été enregistrée en parallèle à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf).

    Les données révèlent que les personnes optimistes manifestent des schémas neuronaux similaires dans le MPFC, tandis que les personnes pessimistes montrent des schémas plus variés. Selon les chercheurs, cette variabilité chez les pessimistes pourrait refléter une diversité de préoccupations face à l’avenir. À l’inverse, les optimistes semblent envisager l’avenir à travers des objectifs similaires ou partagés, traduisant une convergence dans leur manière de se projeter.

    Cela ne signifie pas que les optimistes nourrissent des pensées identiques, mais plutôt qu’ils partagent un style cognitif commun". Les optimistes semblent utiliser un cadre neuronal commun pour organiser leurs pensées sur l’avenir, ce qui reflète probablement un style de traitement mental similaire plutôt que des idées identiques ", souligne Yanagisawa dans un entretien accordé au Guardian.

    Les auteurs de l’étude font un parallèle littéraire avec les premières lignes du roman Anna Karénine de Léon Tolstoï: " Toutes les familles heureuses se ressemblent; chaque famille malheureuse l’est à sa façon". " Sur la base de ce principe, nous proposons que les individus optimistes sont tous pareils, mais que chaque individu moins optimiste imagine l’avenir à sa manière ", écrivent-ils.

    L’OPTIMISME: LE SECRET DE LA RÉUSSITE SOCIALE?

    Les chercheurs ont également constaté que les optimistes présentent une différenciation plus marquée dans leurs schémas cérébraux lorsqu’ils songent à des événements positifs ou négatifs. Ces données confirment que cette population est mieux à même de distinguer les deux types de situations, sur le plan neuronal.

    Pour Yanagisawa, ces observations suggèrent que " l’optimisme n’implique pas une réinterprétation positive des événements négatifs. Au contraire, les personnes optimistes traitent généralement les scénarios négatifs de manière plus abstraite et psychologiquement distante, atténuant ainsi leur impact émotionnel".

    Ces résultats viennent renforcer l’hypothèse selon laquelle l’optimisme pourrait favoriser la réussite sociale. Contrairement aux individus pessimistes, les optimistes ne semblent pas tirer de bénéfice à anticiper le pire. Cette disposition les inciterait au contraire à poursuivre leurs objectifs avec davantage de constance. Autrement dit, loin d’être une forme d’irrationalité, l’optimisme s’apparenterait à une stratégie de résilience face aux incertitudes de la vie.

    Source: PNAS